MUSEE DES ARCS PREMIERS

#2388
KROM
Participant
  • Offline
    • Sujets0
    • Réponses0
    • ☆☆☆☆☆

Extrait de l’exposition d’Alain Sunyol :
La Flèche et le Poison.

“En ce moment (mai 2015), une étude est menée par Valentina Borgia du MacDonald Institute for archaeology de Cambridge sur l’emploi du poison par les chasseurs dès le Paléolthique. Cette étude est menée en collaboration avec Michelle Carlin, une chimiste de l’université de Northumbria, spécialisée dans les méthodes les plus récentes de la police scientifique. Elles tentent de déterminer la présence de substances toxiques sur des spécimens archéologiques.

L’objectif de notre exposition est similaire, mais la démarche est différente : au lieu de prouver la présence de poison sur les objets archéologiques, elle tente de mettre en évidence la nécessité de l’emploi de projectiles empoisonnés par les chasseurs à partir du Mésolithique, et ceci par l’établissement d’un modèle ethnologique basé sur les pratiques des chasseurs « sauvages » encore en activité quotidienne au 20ème siècle.

Pour concevoir ses techniques, l’Homme s’est toujours inspiré de la Nature. Et un animal qui symbolise le poison nous offre au moins trois cas de la nécessité d’employer une substance toxique et rapidement létale. Certains serpents n’ont pas les mâchoires suffisamment puissantes, ni les muscles constricteurs, pour tuer leur proie, ils doivent piquer n’importe quelle partie du corps de leur victime ; et ces animaux peuvent également se défendre par leur venin de l’attaque d’un ennemi, voire de décourager cette attaque.

Ces trois cas s’imposent également pour le chasseur qui va utiliser le poison si son projectile n’a pas l’énergie suffisante pour être létal ; si sa proie, blessée, peut s’enfuir et se perdre dans la brousse ; ou si, au contraire, elle peut violemment se retourner contre lui. Ces considérations sont valables à la guerre comme à la chasse.”. . . . . . .
[color=#008800]C’est un très bon sujet d’étude. Mais à mon avis le problème des pointes peu vulnérantes existe autant au Néo. qu’au Méso.
Même si on a retrouvé des pointes de flèches magnifiques que l’on présente au public, la grande majorité des pointes Néo. son
vilaines et ne coupent pas. Au Méso. on a des microlithes extrêmement tranchants qui sont très efficaces en armature de flèches.[/color]