chasse au lion à l’arc

Accueil Forum Rubrique les idées Fourre tout Pêle-mêle chasse au lion à l’arc

  • Ce sujet contient 9 réponses, 4 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Redbow, le il y a 5 années.
10 sujets de 1 à 10 (sur un total de 10)
  • Auteur
    Messages
  • #3775
    calpena
    Participant
    • Offline
      • Sujets0
      • Réponses0
      • ☆☆☆☆☆

    https://www.youtube.com/watch?v=32aVZ0eME5Y

    fabrication arc/flèche /poison

    #3777
    Redbow
    Participant
    • Offline
      • Sujets0
      • Réponses0
      • ☆☆☆☆☆

    Un classique de Jean Rouch primé à la mostra de Venise en 1967 : “LION” d’or 😉

    http://www.cineclubdecaen.com/realisat/rouch/chasseaulionalarc.htm

    #3786
    KROM
    Participant
    • Offline
      • Sujets0
      • Réponses0
      • ☆☆☆☆☆

    ” le chef des chasseurs, enduit de poison boto les flèches. “
    Botuline et autres toxines : le poison des bactéries
    [color=#000044]Invisibles à l’oeil nu, les micro-organismes entraînent parfois des infections mortelles. Certaines bactéries fabriquent
    en effet des toxines particulièrement dangereuses comme les shigatoxines et la toxine botulique. Les toxines
    bactériennes peuvent s’attaquer au système nerveux, aux cellules de l’intestin ou aux cellules sanguines.
    Les shigatoxines sont produites par certaines souches de bactéries Escherichia c oli appelées STEC (Shiga-toxin
    producing Escherichia coli).
    La toxine botulique, ou botuline, est issue de la bactérie Clostridium botulinum. Au 18e siècle, à Wildbad en
    Allemagne, une épidémie de botulisme a été causée par un boudin contaminé : d’où l’origine du mot botuline,
    botulus signifiant « boudin » en latin. La botuline peut bloquer la transmission nerveuse. L’ingestion de botuline
    provoque des symptômes similaires à ceux d’une intoxication alimentaire : faiblesse, paralysie, vomissements, et
    parfois décès par paralysie respiratoire. La botuline est aussi utilisée sous forme d’injection de Botox pour réduire
    les rides du visage.[/color]

    http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=5&ved=0ahUKEwi6-4Wdrd3OAhWDrRoKHX6jC4QQFghAMAQ&url=http%3A%2F%2Fwww.futura-sciences.com%2Fgetpdf%2Fdossier%2F1676%2Ff38d9c480aa312352ceb65965e391aef&usg=AFQjCNF_MyOpmdpHvDkLciiRV0hy46fssA

    Le même poison pour les LIONS et les STARS humaines ! 😆

    #3789
    Mr Bruno Meunier
    Participant
    • Offline
      • Sujets0
      • Réponses0
      • ☆☆☆☆☆

    [quote=”38patlot” post=2529]https://www.youtube.com/watch?v=32aVZ0eME5Y

    fabrication arc/flèche /poison[/quote]

    J’ai vu ce film il y a quelques années. Flécher des animaux qui soufrent déjà énormément en étant pris dans des pièges en acier et attendre la mort de la bestiole sans l’achever proprement et abréger ses souffrances…bof bof bof. Je veux bien qu’il y ait du rituel là derrière et que les “chasseurs” de ce film aient l’âme plus endurcies que nous petits occidentaux embourgeoisés mais j’ai qd même un doute sur une éventuelle mise en scène pour faire du sensationnel. Avec les commentaires à 2 balles sur la méchante hyène , animal charogne, méchante et patati et patata, comme chez nous le grand méchant loup et tout et tout. Elle a tellement soif qu’elle trouve la force d’aller au marigot en trainant le merdier, comme quoi elle est dans cet état depuis un moment. Et après on demande pardon à la bête….Conneries! Non décidément j’adhère pas.

    #3790
    Mr Bruno Meunier
    Participant
    • Offline
      • Sujets0
      • Réponses0
      • ☆☆☆☆☆

    PS: j’ai été voir l’autre lien qui nomme ce document “documentaire de fabulation”. On serait donc dans l’affabulation? Scénario issue de l’imagination de l’auteur? Si c’est le cas, c’est proprement inadmissible. Alors ok ça date un peu, on était moins précieux dans les années 50/60 mais si il a utilisé de la souffrance animal pour alimenter un scénario sous un pseudo prétexte ethnographique heuuu c’est hard quand même.

    #3791
    Redbow
    Participant
    • Offline
      • Sujets0
      • Réponses0
      • ☆☆☆☆☆

    Salut Nono,

    Je comprend tes réticences mais ton jugement sera peut-être nuancé par les explications données dans ce texte :

    https://www.cinemapublic.org/IMG/pdf/la_chasse_au_lion.pdf

    Fiche réalisée par Caroline Zéau,
    enseignante, chercheuse, spécialiste
    du cinéma documentaire

    #3793
    KROM
    Participant
    • Offline
      • Sujets0
      • Réponses0
      • ☆☆☆☆☆

    arton1533.jpg

    C’est ethno. :S

    #3794
    calpena
    Participant
    • Offline
      • Sujets0
      • Réponses0
      • ☆☆☆☆☆

    https://www.youtube.com/watch?v=2zjLhplcpvo
    à la lance c’est efficace mais pas rapide…….le poison apporte surement une mort plus douce.
    je trouve le documentaire sympa car c’est aussi le témoignage de traditions .
    pour le piège à mâchoire, c’est uniquement pour ralentir une charge éventuelle (cruel soit, mais efficace …..)

    et…….. ils ont raison de prendre des précautions

    #3826
    Redbow
    Participant
    • Offline
      • Sujets0
      • Réponses0
      • ☆☆☆☆☆

    [left]Extraits :
    Point de vue
    “Ce film prend la forme d’un conte destiné aux enfants. En faisant cela, Jean Rouch donne ses lettres de noblesse au désir de pédagogie et inscrit le film dans le prolongement des peintures rupestres qui, dans la brousse, sont les seuls témoignages du mode de vie des « hommes d’avant » ; le cinéma est là pour conserver la mémoire des héros d’aujourd’hui. La forme du commentaire rend hommage à la place de la tradition orale dans la culture africaine et perpétue cette mémoire mais c’est Jean Rouch lui-même qui dit  : « Les enfants, écoutez… ». Car la temporalité du film – tourné sur sept années – le place au basculement d’un moment de l’histoire du cinéma initié par Rouch lui-même : celui du cinéma direct.”

    …”Jean Rouch met ici en œuvre sa conception de l’anthropologie partagée qui est sa réponse au défi que représente le fait de vouloir « filmer l’autre », un « autre » différent de soi et qu’on ne peut pas réduire à son désir ou à la seule logique cinématographique. Ce problème inhérent au geste documentaire se pose de manière cruciale pour l’ethnologue qui veut rendre compte d’une altérité radicale sans condescendance. L’une des batailles de Rouch consistait donc à trouver une alternative au « baroque colonial  », à « l’exotisme aventureux  » ou «  la sécheresse du bilan scientifique dans le champ du documentaire ethnographique.”

    Le documentaire et la fiction
    …”On pourra évoquer la spécificité du film documentaire en expliquant que cette catégorie de films met en scène des personnes réelles qui vivent devant la caméra des situations de leurs propres vies. Leur histoire ne doit rien à l’écriture d’un scénario préalable. Le cinéaste doit forger son film en se pliant aux exigences de la vie réelle comme en témoigne le fait que Jean Rouch ait dû interrompre le tournage quand la chasse a échoué et le reprendre des mois plus tard. Il lui a fallu des années pour recueillir tous les éléments nécessaires à l’histoire qu’il voulait raconter. ”

    La mort des animaux 
    “Le film pourra paraître cruel parce qu’il met en scène avec insistance la mort des animaux. Il sera donc nécessaire de resituer cette représentation dans son contexte comme le fait le film lui-même. Dans son prologue, il nous est dit que la relation entre l’homme et l’animal est fondée sur le respect mutuel et la complémentarité. Le lion tue les vaches malades pour épargner le troupeau et les enfants « ont besoin d’entendre le rugissement des lions pour dormir ». Si le lion utilise sa force par pure méchanceté, l’homme peut le tuer mais seul le chasseur au lion à l’arc en a le droit parce qu’il connaît les rituels magiques qui permettront de préserver l’équilibre entre l’homme et la nature. Le pouvoir de tuer le lion implique un savoir-faire secret, et un grand mérite : un chasseur qui a fait une mauvaise action peut gâter la chasse. La symétrie entre l’homme et l’animal est une constante de ces rituels : l’homme qui tue l’enfant du lion sait qu’il risque de perdre un enfant à son tour, le chasseur doit demander pardon à l’animal et libérer son âme pour ne pas devenir fou. Tous ces rituels ont pour but d’alourdir de sens la mise à mort de l’animal quand elle est nécessaire pour ne pas la banaliser.

    On pourra donc finalement comparer ces pratiques avec celles qui ont cours dans la société industrielle occidentale. Dans les abattoirs modernes, les bêtes sont assimilées à de la matière première et leur vie n’a aucune valeur. Le travail à la chaîne et la massification font perdre tout son sens à la mort des animaux. Mais la symétrie existe aussi, même si on veut l’ignorer, car les travailleurs des usines d’abattoir font de nombreux cauchemars et leur corps est lui aussi détruit par le travail à la chaîne. ”

    Fiche réalisée par Caroline Zéau,
    enseignante, chercheuse, spécialiste
    du cinéma documentaire

    #3862
    Redbow
    Participant
    • Offline
      • Sujets0
      • Réponses0
      • ☆☆☆☆☆
10 sujets de 1 à 10 (sur un total de 10)
  • Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.